Comment rejoindre l’ouest des Açores puis les côtes du Brésil ?

Aujourd’hui, lundi 10 novembre, tous les bateaux sont dans le large du Cap Finisterre, une zone de navigation réputée difficile pour sa mer croisée et les surventes.

Des choix stratégiques ont été opérés par les skippers entre ceux qui sont passés à la côte, ou ceux qui, au contraire ont tiré vers l’Ouest, et enfin ceux qui ont préféré une option moins tranchée.

Les IMOCA s’étalent sur une ligne de plus de 200 milles

Le challenge est de prendre la meilleure route pour traverser la zone perturbée et venir dans l’ouest de la dépression située au sud des Açores. La route tracée en rouge sur cette carte schématise un “itinéraire” possible.

Plus vite les concurrents seront à l’ouest de la zone perturbée, et plus vite ils toucheront des vents portants. Mais où faut-il traverser? Dans la zone rouge très perturbée, au nord du Portugal, ou dans la zone orange, au sud du Portugal, plus securitaire mais nettement plus longue?

Au vu de la position des bateaux cet après-midi les skippers semblent apporter des réponses variées à cette question.

D’ailleurs les skippers en parlent !!!

Pour Yannick Bestaven, skipper de Maître CoQ IV, ce sera l’option Sud ! Il explique pourquoi à la vacation de ce mardi matin. 

“C’est compliqué de parler de stratégie. Par rapport à la météo, je préfère tenter le coup au Sud pour avoir moins de vent et moins de mer. Je ne sais pas si c’est une bonne option de course, j’ai recroisé la flotte pour aller dans le Sud. Je ne suis pas tout seul dans les parages mais du groupe de l’Ouest, il n’y a que Nico (Troussel) qui s’est recalé. Les autres bateaux avaient pris l’option Ouest depuis longtemps. Du coup, nous avons fait plus de route pour nous repositionner. Ce n’est pas très joli, mais le Vendée Globe, c’est long. C’est une option sécuritaire que j’ai prise. On se fait cueillir par une belle dépression dans la descente de l’Atlantique, ce ne sera pas tranquille du tout. Il y a plusieurs dépressions secondaires sur la route. En ce moment, c’est calme, je vois les côtes espagnoles. Depuis le départ de la course, ce fut assez actif, je ne suis pas arrivé à vraiment me reposer, seulement par petites tranches, assis ou allongé, mais je ne suis pas trop dans le rouge.”

Hasta luego!

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1 Commentaire
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COSSERAT

Comme ces courageux skippers nous, pauvres terriens moins méritants, gardons le cap malgré les dépressions…

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