Et, pour finir, sur la mer Caraibe, nous avons trouvé Livingston

Il faut savoir conclure un grand voyage, même à regret. Pour nous ce sera ici, sur la mer des Caraibes, où, comme Stanley, nous trouvons Livingston. C’est un bout du bout, une extrémité du monde … Faute de route, on ne rejoint cette modeste bourgade qu’en bateau, à l’embouchure du Rio Dulce. L’endroit a le charme improbable des iles Caraibes, où après les pirates, les colonisateurs déposèrent esclaves africains et blancs pauvres. La société s’y perpétue depuis entre torpeur tropicale, pax americana, corruption et convulsions.

Ces quelques dizaines de kilomètres d’accès à la mer Caraibe du Guatemala ne semblent pas échapper à cette génétique si particulière. Nous y ferons ce que le Lonely Planet déconseille, longer le bord de mer, supposé livré aux trafiquants et aux gangs. Tant mieux car par ici le touriste s’éclipse et le charme opère.

Au bout de la rue, une mer de légende: la Caraibe
Les garifunas, cette population noire guatemaltèque se concentre en bord de mer
Nous sommes au Guatemala, mais nous pourrions aussi bien être quelque part aux Petites Antilles

Une épuisante corvée de bois, deux heures de marche … on leur donne quelques quetzals pour prendre un tuk-tuk, mais la maman les gardera pour un autre usage.

Il faut une très grande heure de navigation à moteur pour rejoindre Livingston depuis Rio Dulce, avec en final le franchissement d’un défilé spectaculaire, aux faux airs de Dordogne

Sur les rives de cette vaste étendue d’eau se trouvent mangroves et maisons de pêcheurs bâties sur pilotis.

Côté mer les pêcheurs ont de tous petits moyens, mais peuvent compter sur l’appui des pélicans pour nettoyer leurs filets.

Difficile de faire plus kitsch que cette espèce de statue de la liberté, étrangement héraldique, sur cet ilot minablement tropical, coiffée d’un pélican méditatif.

Ces très beaux oiseaux, élancés, enrobés d’un plumage blanc immaculé, sont des aigrettes. Elles sont partout, perchées dans les arbres ou alors postées sur le rivage.

Ici les cormorans se perchent aussi dans les arbres, ce qu’un cormoran breton ne fait jamais!

Si les pélicans font le ménage sur l’eau, ce sont des vautours qui font le ménage à terre. Il y en bien besoin dans ces parages peu regardants sur les ordures.

Strange !!!

Et pour conclure cette fleur tropicale saisie dans le clair obscur de la forêt qui borde la Caraibe, avant de revenir en Europe … et de tomber dans cette bulle de néant qu’engendre le confinement.

Gracias a todos, Lucia y su mama, Paulino, Oliviero, Saûl, Miguel, etc. ! Fue un bel viaje. Volveremos.

Hasta luego!

Philippe & Catherine

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One comment on “Et, pour finir, sur la mer Caraibe, nous avons trouvé Livingston”

  1. Anonyme dit :

    Un grand merci pour ce”voyage au bout de ma chambre”, moment magique…

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